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    Petite fleur de province

    Renaissance de floraison  à la fin du printemps,

    Discrète et odorante comme j'aimerai tant,

    Folâtrer toute gracile au creux  du parc Monsouris,

    Vers le grand arbre centenaire, vers la fontaine qui jaillit.

    Laisser moi une petite place, j'aimerai être étiquetée,

    Près des mesdames les roses, Meilland ou Richardier,

    Des princesses douces, vedettes,  vos noms m'ont charmée.

    Princesse de Monaco, catherine Deneuve, Ronsard est aussi marqué.

     

    Sur un coin d'herbe,  je pourrais sans arrêt admirer,

    Ces enfants aux pommettes rougies courant sur le pelouse en liberté,

    Passer devant moi même sans s'arrêter, mais j'aurai mon nom,

    Sur une petite pancarte, nom latin évidemment, vous voulez bien non ?

    Pourtant j'en ai rêvé mais bon,

    Ne pas me plaindre, je suis dans un petit parc,

    Où l'on me cultive moi et mes consoeurs avec passion,

    Mon envie, donner l'amour à profusion.

     

     Je vis près de "Pauline",

     La statue du parc elle est divine.

    Amoureuse moi ! je rougis, ne regardez pas.

    La nuit lorsque tout le monde dors, quand la nuit est étoilée

     

    Je vois le hérisson poltron qui est à ses pieds.

    Jalouse moi ! je ne le sais,
     

    Je suis une petite fleur simple,

    Sur terre je ne serais que passagère,

    Mais dans les étoiles je serai messagère,

     Dès le printemps prochain, à l'aube de ma vie

    Pour le plaisir de vos yeux, je refleurirai et embaumerai, c'est ainsi.

     

    Le temps passe, on m'oublie,

    Le temps s'écoule et là on me regarde ébloui.

    Pourtant je ne suis qu'une petite fleur butinée par les papillons,

    Une toute petite chose de la belle saison..

     

     

    Morganne

     

    (poème sous copyright simple et frais)

    Petite fleur de province

     


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  • Mes tendres pensées vers toi s'envolent,
    Sur un plume légère portée par Eole.
    Rien à l'horizon que le bleu du ciel,

    La plume d'éole


    L'abeille volète, offrande à sa reine, le miel.

    Dans l'océan de tes yeux,
    Je navigue à vue dans tout ce bleu.
    Une plage de sable fin ocre jaune
    Lever du jour, lumière de l'aube.

    Boomerang lancé par la déesse de l'amour,
    Retour immédiat, je t'aimerai toujours.
    Rien ni personne ne pourra, au grand jamais,
    Défaire les liens secrets qui nous unis et tu le sais.

    Une mouette plane dans le ciel d'azur,
    Une nuage blanc mousseux vole dans le bleu pur.
    Un palmier balance lentement ses palmes,
    Doucement la vie s'écoule, sans larmes.

     

    Morganne


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    Le ciel veillait

     Le Ciel veillait.

    Une ombre se détache du fond du ciel,

    C'est le coucher l'astre va tomber dans la mer.

    Une silhouette est là assise, regard fixe, superficiel.

    Elle est assise la tête sur ses genoux, elle a l'air amère.



    Des cheveux blonds, longs pendent comme des stalactites or.

    Tout est tranquille au bord  de la falaise, le vent ramène des embruns.

    Rien ni personne ne saura ce qu'elle fait, dans ce décor.

    Peut être son amour aux cheveux bruns,



    L'abandonnant pour des horizons lointains.

    Non elle reste là, l'astre est tombé dans l'eau

    D'un geste las, elle avance, mettre un terme et écrire fin

    Jeune fille reste les pieds sur terre, ne fait pas le grand saut.



    Elle est là au bord de la falaise, pas de regrets, pas de « toujours »

    Ne fait pas comme l'albatros, des ailes tu n'as, ce saut sera le néant.

    Tu es jolie jeune fille, pour mourir de cette guerre de l'amour.

    Le silence est divin dans ses oreilles que le bruits de l'océan.



    On s'attend à une chute interminable,

    Soudain une main l'enserre, la ramène loin du bord.

    Elle résiste mais les bras sont forts. Elle se sent minable.

    Volteface, interrogative, elle le voit et il perçoit son remord.



    Pour la consoler lui susurre tendrement une chanson.

    Trois petites notes de musique ..

    Les larmes perlent le long des joues, l'instant est si bon.

    Ils se regardent pathétiques......



    C'est l'élu de son coeur, le touche comme au sortir d'un rêve.

    Il est là, le plongeon final n'a pas eu lieu, il a droit à son auréole.

    La défaite, la mort sans détour l'attendait en bas de la grève.

    Enlacés ils s'en retournent, voila ils s'envolent au pays des lucioles.



    Morganne



     

    Quand on croit que tout est fini, il y a toujours la chance que le ciel nous envoie de l'infini.


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    Huile de mon amie Georges-marie

    Sur l'onde tranquille,

    Une barque berce son coeur fragile,

    Une dame à l'ombrelle doucement oscille,

    Sur le miroir de l'eau docile.

     

    Sur l'océan en colère,

    Navigue un voilier solitaire.

    Un jeune homme est vers l'arrière,

    De cette coque de noix qui le ballote, il ère.

     

    Sur la mer d'huile,

    Doucement le pédalo se défile,

    Deux amoureux en plein délire.

    S'éloigne du bord pour s'embrasser libres.

     

    L'eau, mirage et source de vie,

    Clapotis, vagues, nous ravit,

    Attite l'homme comme le miel, les abeilles,

    Chante la source, qui coule, l'eau est merveille.

     

    Morganne


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  • Tout autour de moi est endormi,
    Rien ne bouge, aucun bruit, aucun cri.
    Le matin est d'ambre, l'air frais je hume
    Seul dans cette ferme, le café fume
    A travers la brume, j'entrevois, je perçois

     
    Derrière un chêne un regard narquois,
    Douce assurance d'un elfe ou d'une biche aux abois
    On a toujours besoin d'un plus petit que soi.

    Le brouillard, tel un habit léger ombre,
    Une silhoutte qui parait divine dans le sombre,
    Elle est nymbée, Vêtue d'une cape de bure,
    Elle avance nonchalamment dans la nature,
    Fantôme ou être réel, rien ne dénature,
    Une folie m'étreint, bien réelle, et me capture.

    Je chemine, par la pensée avec elle
    Et je vis à travers son corps elle est belle
    Voyage dans une entité que je crois réelle
    Je la sens, le parfum est léger mais m'enivre
    Cette présence me prend en serre mais me délivre,
    Douceur tranquille d'un homme parti sur un bateau ivre.
     
    Je suis amoureux comme jamais je n'ai été, je sombre
    Vers une tendre mélancolie, Amoureux d'une ombre,
    Timide, je m'avance, j'ose lui prendre la main
    Sensible, pas farouche, elle ne la retire, c'est divin.
    Prisonnier d'un amour, mais heureux comme un enfant,
    Sera-t-elle à moi ? Un bien-être m'envahit doucement.

    Morganne


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